Né le 6 février 1932, François Truffaut découvre le monde des livres grâce à sa grand-mère maternelle, puis se réfugie dans la lecture parce maternelle, puis se réfugie dans la lecture parce que sa mère ne supportait pas le bruit. Très vite, le cinéma s’ajoute à la lecture. Le petit Truffaut va voir des films en cachette de ses parents, par exemple lorsqu’ils sont au théâtre, ou en faisant l’école buissonnière. Après Abel Gance, Carné, Clouzot, Cocteau, Bresson , Guitry, Renoir et Jean Vigo, à la Libération, il découvre les Américains, particulièrement Welles et Hitchcock. Vagabondage, fugues, puis métiers divers, y compris le journalisme dans Elle ne l’empêchent nullement de fréquenter les ciné-clubs ni même d’en fonder un auquel manqueront… les films annoncés ! Deux fois, André Bazin le tire d’affaire : lorsqu’il le fait sortir du Centre d’observation des mineurs délinquants, puis lorsqu’il l’arrache à l’Armée : à dix-huit ans, Truffaut s’était engagé pour trois ans ! C’est grâce à Bazin aussi que tout jeune, à Travail et Culture, Truffaut rencontre Resnais, Marker, etc… puis écrit des articles de critique cinématographique dans Arts et les Cahiers du Cinéma. Regroupés autour des Cahiers, des jeunes gens, Truffaut, Godard, Rohmer, Chabrol, Rivette… partagent enthousiasmes et condamnations. Lorsqu’ils sortiront leurs premiers longs métrages, on parlera de "Nouvelle Vague". Après quelques courts métrages : Une visite (1954) Les Mistons (1957) Histoire d’eau (1958), Truffaut rencontre le succès avec
1959 : Les quatre cents coups, scénario original 1960 : Tirez sur le pianiste, adaptation d’un roman de Goodis 1962 : Jules et Jim, adaptation du roman d’Henri-Pierre Roché 1962 : Antoine et Colette, sketch du film L’Amour à vingt ans 1964 : La Peau douce, scénario original 1966 : Fahrenheit 451, adaptation du roman de Bradbury 1967 : La Mariée était en noir, adaptation du roman de William Irish 1968 : Baisers volés, scénario original 1968 : La Sirène du Mississipi, adaptation du roman de William Irish 1969 : L’Enfant sauvage, scénario d’après Mémoire et Rapport sur Victor de l’Aveyron, du Docteur Itard 1970 : Domicile conjugal, scénario original 1971 : Les deux Anglaises et le Continent, adaptation du roman de Roché 1972 : Une belle fille comme moi, d’aprés le roman d’Henri Farrell 1973 : La Nuit américaine, scénario original 1975 : L’Histoire d’Adèle H. scénario original 1976 : L’Argent de Poche , scénario original 1977 : L’Homme qui aimait les femmes, scénario original 1978 : La Chambre verte, scènario d’après des thèmes d’Henry James 1979 : L’Amour en fuite, suite et fin de la saga d’Antoine Doinel 1980 : Le dernier métro, scénario original 1981 : La femme d’à côté, scénario original 1983 : Vivement dimanche ! d’après un roman de Charles Williams.
François Truffaut meurt à Neuilly le 21 octobre 1984.