Organiser six projections par an au Cinéma Vauban d’Avallon, suivies de débat. A chaque séance, une «fiche» est éditée sur le film projeté et distribuée à chaque spectateur. Parfois des invités viennent débattre avec nous…
En achetant une carte « annuelle » qui permettra d’entrer à toutes les séances de l’année. Ou en achetant une carte « séance » qui permettra de venir à une ou plusieurs séances supplémentaires à tarif réduit.
Jean-Marie Barbaro, président
Jacqueline Edmond, secrétaire
Véronique Poinsot, trésorière
Irène Bonneau
Yves Carlier
Jean-Claude Gautier
Françoise Sécguier
Florence Van Haecke
Les ciné-clubs relèvent du statut du cinéma non-commercial. Ils doivent être constitués en Association à but non lucratif (loi 1901) et affiliés à une Fédération habilitée à diffuser la culture par le film. Tous les films qu’ils présentent – sauf séances exceptionnelles – sont programmés par l’intermédiaire exclusif de la Fédération (Inter Film propose un catalogue de 3565 films en 2002-2003, négociés avec les distributeurs.) Le Ciné-Club, s’il fixe librement le montant des adhésions, ne peut recevoir que des adhérents porteurs de cartes ou des invités non-payants. A l’origine, dans les années 20, le critique-cinéaste Louis DELLUC, fondateur, souhaitait par ce moyen répondre à des besoins :
* parler ensemble des films
* mettre en valeur, soutenir des films de qualité, moins populaires. François TRUFFAUT a fondé le sien a 14 ans ! Et la plupart des cinéastes de la Nouvelle Vague ont appris le cinéma dans les très nombreux ciné-clubs de l’après-guerre ainsi qu’auprès d’Henri LANGLOIS : on les appelait « les enfants de la Cinémathèque » ! Aujourd’hui, les ciné-clubs deviennent rares, du moins ceux qui, comme le nôtre, fonctionnent dans une salle de cinéma, en 35 mm, et sont ouverts à toute la population. Leur raison d’être pourtant est toujours évidente : ne pas se contenter d’un comportement de consommateur, mais échanger spontanément nos arguments, nos opinions après chaque projection. Et aussi faire revivre les films anciens, de plus en plus « nocturnes » à la télévision, dans le contexte pour lequel ils ont été tournés : la salle de cinéma. Regardez bien autour de vous : quelle autre structure culturelle fait de ces deux objectifs son activité permanente ? Aujourd’hui, dans cet univers médiatique où l’image n’est trop souvent qu’un « robinet qui fuit sans fin », les ciné-clubs ont depuis longtemps perdu tout esprit élitiste : juste le plaisir de se parler, par des rencontres avec les films, avec les gens.       J.M.Barbaro